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Fido est juste un autre vieux chien abandonné…Cette douce et adorable créature a été retrouvée errante dans le région de Chagny. Fido a très probablement été mis à la porte à cause son arthrose et d’une cataracte à l’œil droit, après les années d’amour et de fidélité qu’il a donné aux membres de son ancienne famille. Trop dur de s’occuper d’un vieil animal…

Heureusement qu’il y avait Isabelle, qui a un grand cœur et qui a décidé de lui offrir sa maison en se proposant comme famille d’accueil .

Fido n’a aucun problème avec les chiens, avec les petits il veut juste jouer, les chats pareil, il les ignore même…Pas de problème non plus avec les enfants, aucune agressivité. Il aboie très peu, seulement quand il veut jouer avec un chien ou quand il a faim, et sinon juste pour protéger sa gamelle! Il est très câlin, et s’adapte sans problème à son entourage. Il a entre 10 et 12 ans.

Nous cherchons une famille sérieuse pour ce chien qui n’a pas connu beaucoup de bonheur dans sa vie.  Ouvrez votre maison à Fido, qui vous sera reconnaissant de le laisser y passer ses dernières années. Vous allez voir qu’il est jeune dans son cœur, doux et affectueux.

Aidez-lui, et devenez une meilleure personne en le faisant.

Contactez-nous sur bihtersabanoglu@gmail.com

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Regardez ici toutes les photos de Fido



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Depuis que j’utilise les réseaux sociaux (facebook, twitter etc) pour la sensibilisation animale dans la communauté francophone, je rencontre le nom de l’ALF extrêmement souvent. J’ai quelques contacts qui font partie de l’organisation, j’aperçois des messages de soutien ou de haine tous les jours sur les pages de mes amis. Même si l’ALF est active dans plusieurs pays, je trouve que leur présence, surtout au niveau idéologique, est assez pressante en France.

L’histoire de l’ALF commence de manière idyllique; un jeune homme Anglais, Ronnie Lee, étudiant en droit, commence par égarer les chasseurs en faisant du bruit en forêt pendant les chasses afin de sauver des cerfs; S’ensuit la fondation en 1971 le groupe anarchiste légendaire ALF, dont les méthodes telles le vandalisme, les destructions par incendie, la diffusion de hoax diffèrent radicalement de ses prédécesseurs.


L’ALF est une organisation sans leader, sans centralisation, ce qui ajoute a son caractère immatériel. L’organisation se définit comme ayant pour but de faire cesser tous les types d’abus sur les animaux, et ceci en causant des dégâts aux entreprises qui les exploitent, et par des interventions directes. Leur priorité est de libérer les animaux là où ils sont victimes d’abus: laboratoires, fermes de fourrure etc, et punir les responsables en leur causant des dégâts financiers, tout en s’affichant dans les médias, bref arrêter la vision de l’animal comme un objet, une propriété. Jusque là, tout va bien.

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La controverse commence par les actions:

-A partir de 1983, une série de bombes incendiaires explosent dans les magasins qui vendent de la fourrure.

-En 1984, un hoax est lancé. L’ ALF déclare, téléphonant a Sunday Mirror, d’avoir contaminé des barres de mars avec du poison pour rat, dans le but d’arrêter les tests de carie dentaire sur les singes. Dans la panique qui en résulte, des milliers de barres sont enlevées du marché. Dégât: 4.5 millions de dollars.

-1985, des bombes incendiaires sont placées sous les voitures des Dr. Gangoli et Dr. Walker, qui conduisent tous deux des recherches sur les animaux. Seules les voitures sont détruites. La bombe sous la voiture de Dr. Sebesteny, qui effectue des recherches contre le cancer, s’arrête avant d’exploser.

-En 1991-1992, 100 camions transportant de la viande sont détruits.  Dégât: 5 millions de dollars.

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Et en 1999 a lieu l’évènement le plus controversé: Les militants de ALF s’unissent à ceux de SHAC (Stop Huntingdon Animal Cruelty) dans le but de faire cesser les activités de HLS, le plus grand laboratoire de test sur les animaux. Un activiste de ALF, Donald Durrie, reçoit 12 années de peine de prison pour avoir placé des bombes devant les maisons de certains hommes d’affaire ayant des liens avec le HLS. ALF est dorénavant listé en tant qu’une menace terroriste par les États-Unis.

Les portes paroles de ALF se justifient par le caractère nécessaire et fondé de leur action. Peter Singer, déjà mentionné dans ce blog, et sans contestation la plus grande autorité sur les questions d’ethique animale, soutient que l’ALF est obligée de rester non-violente et tacher d’exposer les abus d’animaux.
Étant des amis des animaux, il est impossible de ne pas sympathiser avec leur combat. Je pense que les deux sujets sur le quel il faut méditer sont les limites et la raison d’être d’un tel mouvement.

-Les limites sont déterminées par quel systeme d’éthique? Est-il éthique de propager des rumeurs dans le quartier d’un employé d’une compagnie qui fait des testes sur les animaux, comme quoi celui-ci est un violeur?
-L’assasinat d’un médecin qui effectue des tests sur les animaux est-il justifiable? A certains moments, ALF n’était pas loin de tuer.

-En même temps, sommes-nous obligés encore une fois de comparer la valeur de la vie animale et de la vie humaine? Est-ce un raisonnement valide d’opposer la vie d’un médecin aux milliers de vies animales?
-Quand le mouvement devient violent, ne commence-t-il pas à abriter des misanthropes, des exclus de la société qui n’ont pas tous le bien-être animal comme motivation?
-Faut-il l’appui des personnes « raisonnables », ayant un « sens commun » pour réussir? Peut-on vraiment lutter contre les géants d’industrie par la raison et le lobbying ou le combat sur terrain est-il indispensable?

Je suis extrêmement intéressée d’avoir les avis des français sur ces questions.



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Charles Dickens a décrit de façon poétique l’état d’esprit des membres de Let’s Adopt devant la porte en fer de Hasdal ce Dimanche:

“La chaleur et le froid extérieurs avaient peu d’influence sur eux. Les ardeurs de l’été ne pouvaient les réchauffer, et l’hiver le plus rigoureux ne parvenait pas à les refroidir. Aucun souffle de vent n’était plus âpre qu’eux. Jamais neige en tombant n’alla plus droit à son but (…)Le mauvais temps ne savait par où trouver prise sur eux.”

Cet affreux Dimanche matin, quand les premières voitures ont commencé à apparaitre en haut de la rue sinueuse qui mène au camp de mort de Hasdal, le vent, la pluie, l’humidité allaient tous progressivement vers le pire. Un chien à l’oreille blessée s’approchait de nous dans l’espoir de nourriture ou d’une caresse, d’autres aboyaient derrières les barres de leur cage, la pluie commençait à augmenter d’intensité mais les vrais amis d’animaux continuaient à arriver sur la scène de la manifestation.

Dans une heure nous étions déjà bien nombreux.

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Puis, de nouveau la même histoire: les gendarmes sont appelés; ils arrivent pour former une barrière entre les membres de Let’s Adopt et le refuge. Un bouc-emissaire se plante devant la porte pour permettre aux vrais responsables de s’enfuir. Nous exprimons notre demande de rentrer dans le refuge et l’examiner. Nous sommes refusés en raison du fait qu’il est Dimanche. Ils ne désirent surement pas déranger les animaux qui sont en train de dormir paisiblement….Nous téléphonons à la municipalité: pas de réponse. Nous tentons de raisonner avec les gardiens du refuge: sans résultat. Nous sommes laissés face-à-face avec des employés de la municipalité complètement incapables de répondre a nos questions, les gendarmes et les portes en fer de Hasdal.

C’est la raison pour la quelle nous allons franchir l’étape suivante. Notre manifestation va avoir lieu devant la municipalité la semaine prochaine! Continuez à nous supporter.

Les photos sont ici



Il est intéressant de noter que les Français ont toujours eu une relation spéciale avec les chiens stambouliotes. La ville d’Istanbul,  appelée jadis Constantinople, a été le point de ralliement de nombreux français expatriés, souvent artistes et écrivains, notamment Chauteaubriand, Nerval, Flaubert, Gautier, Pierre Loti. Il y avait le muezzin, Le Bosphore, les bazars….et les chiens errants.

Les chats et les chiens errants, un spectacle pourtant ordinaire dans les pays Orientaux, faisaient partie pour les Français de l’exotisme d’Istanbul. A tel point que le fameux éditeur de cartes postales Max Fruchtermann a publié une série de vues de Istanbul à la fin du 20ème siècle, en y ajoutant les chiens errants comme un cliché touristique.

constantinople - les chiens de rue

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A la fin de 19ème siècle, İstanbul comptait près de 100.000 chats et chiens de rue. Les Français exprimaient leur surprise quant aux démonstrations continuelles d’affection des Turcs pour ces animaux. Gautier, Nerval et Loti en parlent d’ailleurs souvent dans leur essais. Parfois considérés comme des habitants excentriques du quartier, parfois comme des sapeurs-pompiers volontaires qui avertissent les habitants contre le danger constant de l’incendie, ils étaient même protégés par les fondations religieuses qui les nourrissaient régulièrement.

Par contre, suite à leur prise du pouvoir, les Jeunes Turcs, qui se considéraient eux-mêmes trop “civilisés” – pour employer un terme qui figure assez souvent dans la section de commentaires de ce blog – et trop occidentaux pour pouvoir partager la belle ville d’Istanbul avec des bêtes sales, ont vu dans l’affection du peuple pour ces chiens qu’une superstition obscure. Ils ont donc fait déporter entre 60.000 et 80.000 chiens sur une île au large de la mer de Marmara.

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C’est un Français encore, qui dénonça les horreurs de ce camp de mort. Un caricaturiste, Sem, suspicieux des réponses sur le sort des chiens sur l’île, embarque sur un bateau privé pour voir ce qui se déroule en réalité. Bouleversé, indigné, il explique que les 60.000 et quelques chiens et chats “montaient les uns sur les autres pour atteindre l’eau, cherchaient à rafraîchir leurs membres cuits par le soleil et brûlés de fièvre. Quelques-uns, à moitié morts de soif, essayaient de boire l’eau salée. À terre, ce n’était que de sauvages mêlées de chiens qui s’arrachaient des cadavres (…) Beaucoup avaient les oreilles à moitié dévorées, ils étaient couverts de plaies hideuses qui, avivées par le sel, laissaient des traînées de sang sur l’eau limpide.”

Pour terminer, faut parler de Catherine Pinguet, écrivaine qui habite à Istanbul avec ses 8 chats adoptés. Cette autre adoratrice Française d’Istanbul, a parlé dans son dernier livre Les chiens de rue d’Istanbul du triste sort de ces créatures pendant l’Empire Ottoman. Pinguet décrit en détail l’état des rues d’İstanbul au début du 20ème siècle et conclut que le peuple démuni d’Istanbul trouvait un parallèle à sa situation dans la vie de ces pauvres bêtes.



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